Le chapeau thé, sans sucre.
Un jour je sourirai moins, jusqu'au jour ou je ne sourirai plus. Pourquoi cette chanson? Elle résume tellement de choses. De sensations. De sentiments. Cette impression que les choses vont en s'accelérant, en se dégradant. Que ce qui nous faisait encore sourire, puis sourire ironiquement, puis sourire cyniquement, fera place à la lassitude un jour, à la non force, et qu'on ne pourra même plus relever le coin des levres. Cette impression qu'on resiste aux mauvaises nouvelles, qu'on fait face à nos petits chagrins, nos grosses tristesses, aux deuils, et qu'on s'en relève, qu'on garde le sourire, puis qu'avec le temps, le sourire s'estompe, et les yeux se mouillent plus facilement. La colère n'est plus là pour apporter la force d'avancer. Ca fait peur. Peur de devoir avouer. Merde j'ai mes faiblesse. Je suis pas bien. Je suis perdue. Des choses qu'on prefèrerai taire. Mais qui se voient. Qui empiètent sur la vie. Sur la survie. Pourquoi être touchée en plein vol maintenant? Plus que les autres fois? Pourquoi avoir cette sensation horrible par moment qu'on ne peut peut etre plus remonter le courant suivre le rythme. Un jour je parlerai moins, jusqu'au jour ou je ne parlerai plus. L'impression qu'on abandonne, et même si ca nous enerve, le pied ne se met pas après l'autre. La voix n'a pas l'envie de sortir le matin. Pouvoir rester muette. S'emmurer. Et en même temps le refuser. Vouloir quand même passer outre. C'est long et fatiguant.
[Mourir, ce n'est rien. Commence donc par vivre. C'est moins drôle et c'est plus long]
- Shiawase
- 10:29
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![Le train dérid[e]ra la fin du cocotier.](images_/rond0.gif)
